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FAQ

Est-ce recommandé d’utiliser un ballon d’exercice pour remplacer sa chaise de bureau ?

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L’objectif visé avec l’utilisation du ballon au lieu d’une chaise serait d’augmenter les microcontractions musculaires, en favorisant l’activité des muscles de l’abdomen ainsi qu’une meilleure circulation sanguine, en plus d’améliorer la posture de travail et l’équilibre.

 

Cependant, jusqu’à maintenant, les études ne démontrent pas de bienfait significatif à utiliser une assise instable comme le ballon suisse pour le travail de bureau. Le ballon n’augmente que très peu la dépense énergétique et aucun renforcement des muscles du tronc n’a été observé à long terme. L’utilisation sur une longue période du ballon engendrerait même une fatigue musculaire qui affecterait négativement la posture du dos.

 

De plus, il est reconnu que le travail à l’ordinateur nécessite une certaine stabilité du tronc et des membres supérieurs. Il y a également plusieurs ajustements (ex.: hauteur de l’assise) au niveau de l’espace de travail qui sont requis pour effectuer un travail de bureau afin de limiter les risques de développer des troubles musculo-squelettiques, ce que nous ne pouvons pas nécessairement récréer avec le ballon.

 

L’utilisation du ballon n’est pas nécessairement à proscrire, si l’idée vous intéresse ou si vous en retirez des bienfaits, limitez son utilisation à 15 minutes par heure. Dans tous les cas, vous ne devriez pas rester dans une position assise pour une longue période. Une bonne habitude à prendre est de se lever et de bouger chaque heure.

 

Un travailleur non-électricien peut-il changer les luminaires?

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Non,

Les luminaires font partie de l’installation électrique. Un travailleur non-électricien peut changer des fluorescents et des ampoules, mais il ne peut pas changer les ballasts ou les fixtures puisqu’ils font partie de l’installation électrique. Les travaux d’entretien, de modification et de réparation sur l’installation électrique sont réservés aux électriciens.

Quelle est la différence entre un sonomètre et un dosimètre?

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Le sonomètre mesure le niveau de pression acoustique (dB) de manière ponctuelle ou sur une courte durée. Son utilisation est indiquée pour mesurer le niveau de bruit dans un local ou à proximité d’une machine.

Le dosimètre est fixé sur les personnes afin d’évaluer leur exposition au bruit sur une longue période de temps (ex.: un quart de travail). Son utilisation est indiquée dans les milieux de travail où les niveaux de bruit varient et où les travailleur se déplacent. Il est plus précis que le sonomètre pour évaluer l’exposition au bruit.

Comment doit-on entreposer les bouteilles d'oxygène et les bouteilles de gaz combustible?

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La norme CAN/CSA-W117.2 Règles de sécurité en soudage, coupage et procédés connexes, stipule, à l’article 9.9.2.2, que les bouteilles d’oxygène doivent être séparées des gaz combustibles par une distance d’au moins 6 m (20 pi), ou par un écran d’au moins 1,5 m (5 pi) de hauteur et d’une résistance au feu d’au moins une demi-heure. Attention! Les quantités pouvant être entreposées sont limitées. Pour plus d’informations, consulter le guide “Entreposage des produits dangereux dans le secteur manufacturier“.

Doit-on fixer des boulons d’ancrage dans tous les trous des plaques de pied d’échelle d’un palettier ?

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Pas nécessairement. La norme ANSI-MH 16.1-2012 recommande au moins un boulon d’ancrage par montant d’échelle. Les trous supplémentaires peuvent servir si un dommage au plancher compromet la solidité de l’ancrage. Il faut toutefois s’assurer que le plancher peut supporter la charge. Dans tous les cas, il est recommandé de suivre les indications du fabriquant ou d’une personne compétente en la matière.

Pour en savoir plus, informez-vous sur notre formation “La sécurité et l’inspection des palettiers et consultez la fiche technique “Réduire les risques d’accidents associés aux palettiers”.

Est-il obligatoire pour une entreprise membre de MultiPrévention d’avoir un comité de santé et de sécurité?

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En vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail et du Règlement sur les comités de santé et de sécurité du travail, seules les entreprises qui emploient 21 travailleurs et plus, qui font partie des groupes prioritaires (1 et 2) et dont une des parties en fait la demande écrite ont l’obligation de former un comité.

Les entreprises desservies par Multi Prévention font partie des groupes suivants :

  • Secteur fabrication de produits en métal: groupe 1
  • Secteur fabrication de produits électriques: groupe 5
  • Secteur imprimerie, édition et activités annexes: groupe 5
  • Secteur habillement: groupe 6

Les entreprises qui font partie du secteur de la fabrication de produits en métal ont l’obligation d’avoir un comité en vertu de la réglementation. Les secteurs de la fabrication de produits électriques, de l’imprimerie et de l’habillement n’y sont pas tenus.

De nombreuses entreprises appartenant à des groupes non prioritaires choisissent de se doter d’un comité de santé et de sécurité, car ce dernier est un excellent mécanisme de participation des travailleurs et des employeurs à l’amélioration des conditions de santé et de sécurité dans l’établissement.

Peut-on utiliser un téléphone cellulaire en conduisant un chariot élévateur?

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Il n’existe pas de réglementation au Québec interdisant l’utilisation d’un téléphone cellulaire lorsqu’on opère un chariot élévateur. La loi 42 qui interdit l’utilisation du téléphone cellulaire tenu en main en voiture ne s’applique pas en milieu industriel. Il revient à l’employeur d’établir les règles d’utilisation d’un téléphone cellulaire (d’une radio CB ou de tout autre dispositif de communication).

Le cariste ou conducteur de chariot élévateur qui utilise un téléphone cellulaire en opérant le chariot est soumis à des distractions. Les risques de commettre une fausse manoeuvre, de heurter une personne, du matériel fixe ou des palettiers sont accrus. C’est pourquoi  les employeurs devraient permettre l’utilisation du téléphone seulement lorsque l’opérateur a immobilisé son chariot, abaissé les fourches, coupé le moteur et engagé le frein de stationnement.

Doit-on utiliser un harnais de sécurité lorsqu'on travaille à partir d’une échelle?

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Oui, si le travail s’effectue à plus de 3 mètres dans l’échelle. Il est à noter que l’utilisation d’une échelle ou d’un escabeau comme poste de travail n’est permise que pour des travaux de courte durée1.

Une échelle est d’abord un moyen d’accès. Lorsque les travailleurs ne peuvent exécuter leurs travaux du sol ou d’une surface solide, on devrait préconiser l’utilisation d’échafaudages ou d’appareils conçus et construits pour le levage des personnes (RSST, article 32).

  1. Travaux de courte durée : selon l’article 3.9.1 du Code de sécurité pour les travaux de construction, l’utilisation d’échelles est permise pour des travaux de moins d’une heure.

Le harnais de sécurité est-il obligatoire lorsqu'on utilise une plate-forme élévatrice?

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Non, dans la mesure où l’on garde les deux pieds sur le plancher de la plate-forme.

Dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), l’article 346 indique que «Le port d’un harnais de sécurité est obligatoire pour tout travailleur exposé à une chute de plus de 3 mètres de sa position de travail, sauf si le travailleur est protégé par un autre dispositif lui assurant une sécurité équivalente…».

On peut donc considérer que le garde-corps de la plate-forme élévatrice est un dispositif qui assure au travailleur une sécurité équivalente. En effet, l’article 6.4.1 de la Norme CSA B354.2-01 « Plates-formes de travail élévatrices » précise que le système de garde-corps de la plate-forme élévatrice procure une protection contre les chutes.

Cependant, la protection qu’offre le garde-corps ne sera plus assurée si le travailleur quitte la plate-forme élévatrice en hauteur pour accéder à un autre niveau. Le port du harnais de sécurité, fixé au dispositif d’ancrage prévu à cet effet par le fabricant, deviendra obligatoire à ce moment.

Quand doit-on cesser d’utiliser un harnais de sécurité?

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Selon la norme CSA Z259.10-M90 Harnais de sécurité, on devrait cesser d’utiliser un harnais de sécurité:

  • s’il a déjà servi à arrêter une chute ou encore si l’indicateur de chute du harnais s’est activé;
  • selon les recommandations du fabricant;
  • suite à une inspection effectuée par une personne qualifiée qui observe des anomalies sur le harnais;
  • lors de tout doute sur la fiabilité du harnais.

Il n’existe aucune norme concernant la durée de vie d’un harnais. Cependant, certains fabricants proposent une durée de vie de 5 ans pour leurs harnais.

À quelle fréquence doit-on inspecter un harnais de sécurité?

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Une fois par an ou plus, selon la norme CSA Z259.10-M90(06) Harnais de sécurité.

Cette norme est d’application obligatoire selon le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST). Elle recommande une inspection visuelle avant chaque utilisation et une fois par année par une personne qualifiée possédant les compétences nécessaires. Toutefois, l’inspection peut-être plus fréquente si l’on tient compte des facteurs environnementaux comme l’exposition du harnais à des matières dangereuses ou des travaux de soudure par exemple. Il est requis d’inscrire cette inspection dans un registre.

De plus, il est souhaitable de suivre les recommandations du fabricant de votre harnais. La fréquence d’inspection recommandée varie d’un fabricant à l’autre. Certains fabricants recommandent jusqu’à 4 inspections annuelles.

L’employeur doit-il fournir des lunettes de sécurité avec prescription aux employés ayant déjà des lunettes de prescription?

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Selon la Loi sur la santé et sécurité au travail (article 51,11), l’employeur doit fournir gratuitement tous les moyens et équipements de protection individuels choisis par le comité SST ou exigés par règlement. L’article 343 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) exige le port des lunettes de sécurité pour tout travailleur exposé à un danger pouvant occasionner une lésion aux yeux; ces lunettes doivent être conformes à la norme CSA Z94.3-07: Protecteurs oculaires et faciaux.

Par ailleurs, la norme Z94.3.1-09 : Sélection, utilisation et entretien des lunettes de protection recommande le port de lunettes de protection à lentilles correctrices pour les travailleurs qui doivent porter des verres correcteurs et qui sont exposés à des blessures de l’oeil de façon régulière. Selon la même norme : les protecteurs à porter «par-dessus des lunettes» (protecteurs surdimensionnés conçus pour cela) devraient être portés uniquement par des travailleurs et des visiteurs qui nécessitent une protection occasionnelle (c’est-à-dire qui ne sont normalement pas exposés à des dangers relatifs aux yeux).

Le changement de fusibles dans une boîte électrique doit-il être fait par un électricien?

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Oui, si la boîte électrique fait partie de l’installation électrique

Le métier d’électricien est réglementé et désigne toute personne qui fait des travaux de construction, de réfection, de modification, de réparation et d’entretien d’installations électriques.  Une installation électrique comprend toute installation de câblage (…), pour la transmission d’un point à un autre de l’énergie provenant d’un distributeur d’électricité (…), pour l’alimentation de tout appareillage électrique, y compris la connexion du câblage à cet appareillage, mais pas cet appareillage. Remplacer un fusible dans une boîte électrique faisant partie de l’installation électrique est une tâche d’entretien réservée à un électricien.

Non, si la boîte électrique fait partie de l’appareillage électrique

L’appareillage électrique comprend tout équipement, appareil, dispositif, instrument ou autre qui requiert du courant pour fonctionner et qui est alimenté par une installation électrique. Les tâches effectuées sur l’appareillage électrique ne sont pas réservées aux électriciens. Le changement de fusibles dans une boîte électrique qui fait partie d’un appareillage électrique ne doit pas être fait obligatoirement par un électricien. Une connaissance des risques et de la tâche est toutefois requise.

Voir schéma tiré du guide  “Comprendre et prévenir les risques électriques- 3e édition” p.23

Un chariot élévateur doit-il être équipé d'un avertisseur sonore de recul?

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Selon l’article 256 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), un chariot élévateur fabriqué à compter de 2001 doit être conforme à la norme ASME B 56.1 – 1993 qui indique aux articles 4.15.1 et 4.15.2 qu’un chariot doit être équipé d’un klaxon, d’un sifflet, d’un timbre avertisseur ou d’un dispositif sonore, actionné par le conducteur.

C’est l’utilisateur (l’employeur) qui doit déterminer s’il faut ajouter des avertisseurs sonores ou visuels tels que des avertisseurs de recul, des lumières, des clignotants, etc. Les résultats de l’analyse des risques dans l’environnement de travail réalisée par l’employeur, conjointement avec le comité de santé et de sécurité, détermineront si un chariot élévateur doit être muni d’un avertisseur sonore de recul et en fonctionnement constant.

Que dois-je faire s’il n'y a pas de ceinture de sécurité sur le siège de mon chariot élévateur?

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Pour l’installation d’une ceinture :

-S’il n’y a jamais eu de ceinture de sécurité sur le chariot, il faut communiquer avec le fabricant pour en faire l’installation. Il s’agit ici d’une modification.

-Si la ceinture est défectueuse ou a été coupée par exemple, la réparation peut être faite par le service d’entretien de l’entreprise. Il s’agit ici d’une réparation.

Pour l’installation d’un siège ayant une ceinture :

-S’il s’agit de remplacer le siège par un autre, le siège doit être installé avec le même système de fixation que le siège d’origine et offrir une sécurité équivalente. Le remplacement  peut se faire par le service d’entretien de l’entreprise. Il s’agit ici d’une réparation.

-S’il s’agit de remplacer le siège par un autre qui n’est pas semblable (un siège plus gros par exemple), et que le système de fixation ne correspond pas à celui du siège d’origine, il faut faire appel au fabricant pour l’installation. Il s’agit ici d’une modification.

Pour agir selon les règles de l’art, toute modification sur un chariot élévateur doit être approuvée par le fabricant.

Lors de la conduite d'un chariot élévateur, le port de la ceinture de sécurité est-il obligatoire?

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Oui.

Depuis le 4 janvier 2008, il y a de nouvelles dispositions dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) concernant le port obligatoire de la ceinture de sécurité ou autres systèmes de retenue. L’article 256.1 indique que tout chariot élévateur à conducteur assis, peu importe l’année de fabrication, doit être muni d’un dispositif de retenue, tels une ceinture de sécurité, des portes grillagées, une cabine fermée, un siège enrobant ou à oreilles, afin d’éviter que le cariste ne soit écrasé par la structure du chariot élévateur en cas de renversement. Le dispositif devra être maintenu en bon état et utilisé.

Il est à noter que le siège enrobant ou le siège à oreilles utilisé seul ne peut garantir que le cariste ne soit éjecté en cas de renversement. C’est pourquoi les fabricants de ces sièges recommandent leur utilisation en conjonction avec la ceinture de sécurité. De plus, la CSST exige que les sièges soient utilisés selon les prescriptions du fabricant.

Pourquoi doit-on éteindre le chargeur à batterie avant de débrancher ou de brancher la batterie d'un chariot élévateur?

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Il peut y avoir un faible dégagement d’hydrogène durant la recharge de batteries principalement en condition de surcharge ou à la fin du cycle de charge. Le branchement ou le débranchement de la batterie pendant que le chargeur est en fonction peut produire une étincelle et provoquer un incendie si la concentration d’hydrogène est assez importante et que la ventilation est insuffisante.

Pour prévenir le risque d’incendie, il faut ventiler l’aire de recharge, maintenir le couvercle du coffre à batterie ouvert pendant la recharge et toujours éteindre le chargeur à batterie avant d’effectuer le branchement ou le débranchement de la batterie.

Pour plus d’information, consultez notre fiche technique : “Contrôler les émanations des batteries de chariots élévateurs“.

En quoi consiste l'obligation de formation des caristes?

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Depuis le 4 janvier 2007, l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) indique qu’un chariot élévateur doit être utilisé uniquement par un cariste ayant reçu une formation théorique et pratique.

La formation théorique:

Celle-ci devra porter notamment sur :

• les notions de base relatives aux chariots élévateurs;

• le milieu de travail et ses incidences sur la conduite d’un chariot élévateur;

• la conduite d’un chariot élévateur;

• les règles et mesures de sécurité.

La formation pratique:

Celle-ci doit être effectuée sous la supervision d’un instructeur et porter sur les activités liées au chariot élévateur telles :

• le démarrage;

• le déplacement et l’arrêt;

• la manutention de charges;

• toute autre manoeuvre nécessaire à la conduite d’un chariot élévateur.

Cette formation doit être réalisée dans un premier temps, si possible, à l’extérieur de la zone réservée aux opérations courantes et doit être ensuite complétée dans la zone habituelle de travail. Elle doit comprendre les directives sur l’environnement de travail, les conditions spécifiques à celui-ci ainsi que le type de chariot élévateur qu’utilisera le cariste.

L’instructeur:

L’instructeur est défini dans le Règlement comme étant une personne chargée de la formation pratique et de la communication des connaissances théoriques nécessaires à l’acquisition de la compétence professionnelle. Cette tâche peut être confiée à un opérateur d’expérience qui possède une bonne crédibilité dans le milieu, des habiletés à communiquer et qui manifeste un intérêt à partager son savoir-faire et son expérience. Il devra être prêt à questionner ses propres pratiques, à respecter les règles et pratiques sécuritaires et à approfondir sa connaissance. En effet, il n’est pas nécessaire de retenir les services d’un formateur externe «accrédité», puisque la CNESST n’accrédite aucun formateur ou organisme, mis à part pour la formation des secouristes.

Suite à la formation, une attestation, un certificat ou un registre de présence indiquant le nom du participant devrait être conservé en filière.

Certaines compagnies spécialisées en formation émettent des certificats d’opérateur. Les entreprises peuvent également choisir d’émettre des attestations ou des certificats maisons, si la formation a été dispensée par un instructeur interne. Les deux options offrent la même valeur, à la condition que le contenu soit structuré et respecte les exigences du RSST. 

Communiquez avec votre conseiller de MultiPrévention pour connaître notre offre de formation et de coaching.

La formation des caristes doit-elle être renouvelée après un certain nombre d'années?

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Non.

Il n’existe aucune disposition dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) qui indique que la formation des caristes devrait être renouvelée après une certaine période de temps. Cependant, la norme ASME B 56.1 (1993-A. 1995) « Norme de sécurité concernant les chariots élévateurs à petite et à grande levée », citée dans le Règlement, précise à l’article 4.19.5 que l’employeur doit évaluer l’habileté et les connaissances du cariste. Aussi, le cariste doit suivre des cours de perfectionnement dans les cas suivants : acquisition d’un nouvel équipement, modifications apportées à l’équipement actuel, nouvelles conditions d’utilisation ou de performances insuffisantes.

Dans un même ordre d’idée, la norme CSA B 335-04 « Norme de sécurité sur les chariots élévateurs » suggère une mise à jour des connaissances du cariste au moins tous les 3 ans par des évaluations à mi-parcours et des perfectionnements, notamment lors de changements dans la situation de travail ou lorsqu’on a repéré des lacunes dans les compétences ou les connaissances. Il est à noter que cette norme sert de référence et ne fait pas force de Loi, à moins qu’elle ne soit recommandée par un inspecteur de la CNESST.

Les accessoires de levage fabriqués de façon artisanale peuvent-ils être utilisés pour soulever des charges en entreprise?

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Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) mentionne à l’article 246, que « les accessoires de levage doivent être construits solidement, avoir la résistance requise, selon leur usage et être tenus en bon état.» De plus, l’article 255 de ce même règlement mentionne qu’avant le soulèvement des charges, il faut vérifier que tous les câbles, les chaînes, les élingues ou les autres amarres sont correctement fixés à la charge et que le soulèvement ne présente aucun danger.

En outre, dans le document « Gréage et levage : Guide de sécurité », publié par la CNESST, il est mentionné que : « Seuls les accessoires forgés en acier allié doivent être utilisés pour les manœuvres avec des charges suspendues. Leur charge maximale d’utilisation est estampée sur ces accessoires». 

Comment un employeur peut-il s’assurer que les accessoires de levage de fabrication artisanale possèdent la capacité requise et permettent un soulèvement et un déplacement sans danger?

Il doit s’assurer que :

  1. La capacité de charge de l’accessoire soit déterminée par une personne qualifiée telle un ingénieur ayant les compétences requises ou un fabricant d’accessoire de levage spécialisé
  2. La personne qualifiée lui remette une attestation signée, indiquant la capacité de charge de l’accessoire
  3. La capacité de charge soit inscrite sur l’accessoire
  4. L’accessoire soit approprié au type de charge à manutentionner et ne comporte pas de risque de décrochage

En l’absence d’une norme canadienne sur les accessoires de levage, on peut consulter à titre d’information les normes américaines ASME B30.9 , B30.10, B30.20, qui traitent de la conception, de l’inspection et de l’utilisation des accessoires de levage.

Quelles sont les normes applicables au Québec concernant les ponts roulants, les élingues et les accessoires de levage?

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Les exigences au Québec concernant les appareils de levage, et plus particulièrement les ponts roulants, se retrouvent aux articles 245 à 249 et 253 à 255 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST). Ces articles traitent de façon générale des conditions d’utilisation, des accessoires de levage, des mesures de sécurité et de la manutention sécuritaire des charges.

L’article 254 du Règlement fait référence à la norme ACNOR B 167-1964 Ponts roulants électriques pour usage général, qui indique les principes fondamentaux, nécessaires pour assurer la fiabilité et la sécurité des ponts roulants. Cette norme doit être utilisée conjointement avec la norme ACNOR C22.2 no. 33 Construction and Test of Cranes and Hoists qui fournit des informations beaucoup plus précises et détaillées concernant l’entretien des ponts roulants ou encore les critères d’inspection des élingues et des différents accessoires de levage.

Pour plus de détails, on peut se référer aux normes Américaines ASME B30 Safety standard for cableways, cranes, derricks, hoists, hooks, jacks and slings. Par exemple, la norme ASME B30.9-2003 est spécifique aux élingues, la norme ASME B30.10-1999 est spécifique aux crochets et la norme ASME B30.20-2003 est spécifique aux accessoires d’accrochage sous le crochet. Pour l’entretien des ponts roulants, référez vous à la norme canadienne CSA B167-96.

En quoi consiste l'obligation de formation des opérateurs de pont roulant?

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L’article 254.1 du  Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) prescrit qu’un pont roulant doit être utilisé uniquement par un opérateur ayant reçu une formation théorique et pratique.

La formation théorique:


Selon le RSST, la formation théorique doit porter notamment sur :

  • la description des différents types de ponts roulants et d’accessoires de levage utilisés dans l’établissement;
  • le milieu de travail et ses incidences sur l’utilisation du pont roulant;
  • les opérations liées au pont roulant et aux accessoires de levage telles l’élinguage, l’utilisation des dispositifs de commande, la signalisation selon le système universel, la manutention et le déplacement des charges ainsi que toute autre manoeuvre nécessaire à l’opération du pont roulant;
  • les moyens de communication liés à l’opération du pont roulant;
  • l’inspection sur le bon état et le bon fonctionnement du pont roulant et des accessoires de levage avant leur utilisation par l’opérateur;
  • les règles liées à l’utilisation du pont roulant ainsi que les directives sur l’environnement de travail de l’établissement.

La formation pratique :

Celle-ci doit être effectuée sous la supervision d’un instructeur et porter sur la matière vue lors de la formation théorique. Elle doit être réalisée en milieu de travail dans des conditions qui n’exposent pas l’opérateur et les autres travailleurs à des dangers reliés à l’apprentissage de l’opération du pont roulant. Elle doit, de plus, être d’une durée suffisante pour permettre une utilisation sécuritaire du pont roulant et des accessoires de levage.

La formation du signaleur ou de l’élingueur :

Lorsque les opérations liées au pont roulant et aux accessoires de levage nécessitent la présence d’un signaleur ou d’un élingueur, ces derniers doivent également recevoir une formation théorique et pratique correspondant aux tâches qu’ils ont à exécuter.

L’instructeur :

L’instructeur est défini dans le Règlement comme étant une personne chargée de la formation pratique et de la communication des connaissances théoriques nécessaires à l’acquisition de la compétence professionnelle. Cette tâche peut être confiée à un opérateur d’expérience qui possède une bonne crédibilité dans le milieu, des habiletés à communiquer et qui manifeste un intérêt à partager son savoir-faire et son expérience. Il devra être prêt à questionner ses propres pratiques, à respecter les règles et pratiques sécuritaires et à approfondir sa connaissance des ponts roulants, des élingues et des différents accessoires utilisés dans son milieu de travail. En effet, il n’est pas nécessaire de retenir les services d’un formateur externe «accrédité», puisque la CNESST n’accrédite aucun formateur ou organisme, mis à part pour la formation des secouristes.

Suite à la formation, une attestation, un certificat ou un registre de présence indiquant le nom du participant devrait être conservé en filière.

Certaines compagnies spécialisées en formation émettent des certificats d’opérateur. Les entreprises peuvent également choisir d’émettre des attestations ou des certificats maisons, si la formation a été dispensée par un instructeur interne. Les deux options offrent la même valeur, à la condition que le contenu soit structuré et respecte les exigences du RSST.

Communiquez avec votre conseiller de MultiPrévention pour connaître notre offre de formation et de coaching.

Où doit-on retrouver les douches de secours et oculaires dans l'usine?

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L’article 75 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail indique que «des douches oculaires ou des douches de secours doivent être mises à la disposition des travailleurs dans les cas suivants :

1- Lorsqu’une matière corrosive ou une autre matière dangereuse est susceptible de causer rapidement des dommages graves ou irréversibles à la peau ou aux yeux des travailleurs.

2- Lorsqu’une matière toxique est susceptible d’être rapidement absorbée par la peau ou les yeux ou de leur causer des irritations sévères.

Dans les autres cas, des équipements pour le rinçage des yeux ou le lavage de la peau, tels que des douches, des douches portables, des rince-yeux ou toute autre pièce de robinetterie, doivent être mis à la disposition des travailleurs, suivant la nature des dangers auxquels ceux-ci sont exposés. Ces équipements doivent êtres situés aux environs du poste de travail des travailleurs exposés.»

Ensuite, selon l’article 76 du même règlement, «les douches oculaires et les douches de secours doivent être clairement identifiées et d’accès facile. De plus, celles-ci doivent être situées à la portée immédiate des travailleurs exposés et être alimentées avec de l’eau tiède.»

Quant à la norme ANSI Z 358.1-2004 revision of ANSI Z 358.1-1998 « Emergency eyewash and shower equipment », elle précise qu’on devrait pouvoir les atteindre en moins de 10 secondes et que l’eau pour être considérée tiède, doit avoir une température stable de 20°C à 30°C.

La trousse de premiers soins et premiers secours devrait-elle contenir des éléments spécifiques?

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Oui, la trousse de premiers soins doit contenir des éléments spécifiques.  Les éléments spécifiques à inclure  sont  mentionnés dans le Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins.

Pour plus d’information, consultez notre fiche technique : “Assurer une organisation efficace des premiers soins et premiers secours dans votre entreprise“.

Combien de temps doit-on conserver le registre de premiers soins et premiers secours?

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Le Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins exige la tenue d’un registre des rapports des interventions de premiers secours. Toutefois, il n’y a aucune mention quant au temps de conservation. Il est proposé de conserver le registre pour une durée minimale d’un an et de le détruire seulement une fois que les données ont été utilisées et compilées.

Devrait-on retrouver des médicaments dans une trousse de premiers soins et premiers secours?

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Non.

Il faut savoir que les secouristes ne sont pas formés pour administrer des médicaments. Une exception cependant : la trousse de premiers soins et premiers secours pourrait contenir de l’adrénaline sous forme d’EpiPen si les secouristes ont suivi une formation reconnue pour pouvoir l’administrer.

Selon le Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées dans le cadre des services et soins pré-hospitaliers d’urgence : «En l’absence d’un premier répondant ou d’un technicien ambulancier, toute personne ayant suivi une formation visant l’administration d’adrénaline, agréée par le directeur médical régional ou national des services pré-hospitaliers d’urgence (ou un organisme de formation en secourisme reconnu), peut administrer de l’adrénaline à une personne à l’aide d’un dispositif auto-injecteur, lors d’une réaction allergique sévère de type anaphylactique.»

Combien de trousses de premiers secours doit-on installer?

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Le nombre de trousses de premiers soins et de premiers secours requis par établissement n’est pas défini précisément. Les normes minimales de premiers soins et de premiers secours stipulent qu’un nombre adéquat de trousses doit être disponible. Elles doivent être faciles d’accès, situées le plus près possibles des lieux de travail et disponibles (non verrouillées).

Ce sont les risques particuliers de votre entreprise qui influencent le nombre, le contenu et la localisation des trousses.

Pour en savoir plus, consultez notre fiche technique : “Assurer une organisation efficace des premiers soins et premiers secours dans votre entreprise“.

 

Qui doit remplir le registre de premiers soins et premiers secours?

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Le secouriste qui dispense les premiers secours à un travailleur a l’obligation[1] de remplir un rapport contenant ses nom et prénom ainsi que ceux du travailleur blessé, la date, l’heure et la description de la blessure ou du malaise ainsi que la nature des premiers soins dispensés. Ce rapport doit être remis à l’employeur de l’établissement et conservé dans un registre tenu à cette fin.

[1] Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins, art. 15

Pour en savoir plus, consultez notre fiche technique : “Assurer une organisation efficace des premiers soins et premiers secours dans votre entreprise“.

En quoi consiste une analyse du risque sur les machines?

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Une analyse du risque est une démarche permettant d’identifier et d’évaluer les risques potentiels auxquels les travailleurs peuvent être exposés. Cette démarche peut concerner un poste de travail, une machine, un équipement, etc.

De façon générale, toute amélioration de la sécurité d’une machine commence par une analyse des risques. Les documents normatifs sont unanimes à ce sujet, que ce soit la norme canadienne sur les protecteurs de machines dangereuses, les normes ou projets de normes internationales.

Concrètement, cela implique que tous les phénomènes dangereux (ex : rotation de rouleaux) soient identifiés et associés à toutes les situations dangereuses (ex : possibilité d’entrer en contact avec l’angle rentrant pendant une mise en train). Une fois cette identification détaillée effectuée, une estimation du risque doit être faite afin de décider si une action corrective doit être prise en vue de réduire le risque.

L’utilisation du procédé UV pour sécher les encres et les vernis nécessite-t-elle des mesures de prévention particulières?

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Oui.

Le procédé ultraviolet (UV) peut comporter des risques et doit faire l’objet de mesures de prévention tant au niveau de l’aménagement du poste de travail que des procédures d’utilisation. Voici les principaux risques et les mesures de prévention correspondantes :

• Lésions aux yeux: protéger toutes les ouvertures entourant les lampes UV afin d’éviter que des rayonnements s’échappent. Même si les lampes UV sont encoffrées dans des caissons, il peut y avoir des ouvertures par où s’échappent le rayonnement. L’installation de tunnels à l’entrée et à la sortie du procédé peut aussi aider à réduire l’exposition aux UV.

Irritation des voies respiratoires par l’ozone: installer un système d’aspiration à la source pour s’assurer que l’ozone généré par le procédé UV soit évacué vers l’extérieur.

Brûlure et électrisation: instaurer des procédures de travail incluant le cadenassage pour le remplacement des lampes UV.

Irritation de la peau  et allergies (ex.: dermatites): porter les équipements de protection individuelle requis lors de la manipulation des produits (lunettes de sécurité, gants appropriés) pour se protéger des acrylates contenus dans les  encres UV.

Le fond jaune sous le bouton d’urgence est-il obligatoire?

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Non, pas en vertu du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST). Par contre, les normes demandent à ce que le bouton d’arrêt d’urgence soit de couleur rouge sur fond jaune et il est de bonne pratique que la mention « Arrêt d’urgence » soit inscrit sur le fond jaune.

En vertu de l’article 192 du RSST, le bouton d’arrêt d’urgence doit:

  • être clairement identifié;
  • situé bien en vue et à la portée du travailleur;
  • s’actionner en une seule opération;
  • être remis en fonction après son utilisation. Cette remise en fonction du dispositif d’arrêt d’urgence après son utilisation ne doit pas provoquer à elle seule la mise en marche de la machine.

Les vérifications de conformité de la CNESST portent principalement sur la présence du bouton d’urgence et son actionnement (efficacité d’arrêt, bouton non encastré et sécurité pour redémarrer).

Y-a-t-il des règles à suivre pour les circuits de commande des dispositifs de protection?

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Oui.

Les composantes des circuits de commande des protecteurs mobiles et des dispositifs de protection doivent être approuvées pour la sécurité. Plus la sécurité du travailleur repose sur le bon fonctionnement des dispositifs, plus les circuits de commande qui leur sont associés devront être fiables. Leur performance repose sur le principe de la redondance, sur la détection de défaut et sur le maintien des fonctions de sécurité malgré la présence d’un ou plus d’un défaut. Pour en savoir plus, l’IRSST, en collaboration avec d’autres organismes, a développé un guide technique intitulé «Guide de conception des circuits de sécurité : Introduction aux catégories de la norme ISO 13849-1:1999» qui explique les caractéristiques des circuits de commande consacrés à des applications de sécurité.

Quelle hauteur le protecteur qui empêche l'accès à l'arrière d'une machine doit-il avoir?

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Les protecteurs de maintien à distance qui peuvent être installés à l’arrière des machines doivent avoir une hauteur minimale de 1,8 m. Suite à une analyse de risque, cette hauteur peut varier, mais elle ne peut jamais être inférieure à 1,4 m. Les tableaux 5.1 et 5.2 de la page 37 du guide « Sécurité des machines – protecteurs fixes et distances de sécurité, CNESST » présentent la hauteur que devrait avoir un protecteur par rapport à la hauteur de la zone dangereuse ainsi que la distance entre le protecteur et la zone dangereuse.

Quelles sont les obligations en sécurité des machines?

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Au Québec, les obligations des entreprises en matière de sécurité des machines se trouvent à la section XXI du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST). C’est sur ce règlement que les inspecteurs de la CNESST se basent pour émettre des dérogations. D’autre part, il existe plusieurs normes qui présentent les règles de l’art sur la sécurisation des machines. Même si elles ne sont pas citées dans le RSST, elles demeurent des références reconnues et utiles.

Pour en savoir plus, consultez notre guide “Élaborer un plan de sécurisation des machines

En tant qu’employeur, dois-je informer et former mes sous-traitants sur mon programme de cadenassage?

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Oui.

Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) spécifie que l’employeur qui a autorité sur l’établissement doit s’assurer que le sous-traitant utilisera une méthode de contrôle des énergies en l’occurence, le cadenassage. Il est également spécifié que toutes les personnes ayant accès à la zone dangereuse d’une machine, incluant les travailleurs du sous-traitant, doivent être formées sur les méthodes de contrôle des énergies.

Des moyens concrets pour y arriver sont de les accompagner sur les lieux de travail, de leur fournir le matériel requis ainsi que les fiches et la procédure de cadenassage sur la ou les tâches à effectuer.

Pour en savoir plus, consultez notre guide “Réussir l’implantation d’un programme de cadenassage, 3e édition

 

Qu’est-ce que le cadenassage?

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Le cadenassage est une méthode de travail qui permet d’augmenter le niveau de sécurité. C’est une méthode de contrôle des énergies pour mettre les équipements à « énergie zéro » et de maintenir cet état. Le principe du cadenassage repose sur la mise en place d’un cadenas à cléage unique sur chaque dispositif d’isolement des sources d’énergie d’un équipement sur lequel des travaux à proximité d’une zone dangereuse doivent être effectués, afin d’empêcher toute libération d’énergie imprévue qui pourrait entraîner des blessures.

Pour en savoir plus, consultez notre guide “Réussir l’implantation d’un programme de cadenassage, 3e édition“.

Comment devrait-on positionner son poste de travail à l’écran quand il y a une fenêtre? 

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On veut éviter de placer l’écran devant une fenêtre, car l’écran semblera plus sombre, par contraste, ce qui rend la lecture plus difficile.

C’est en fait un phénomène d’éblouissement. On recommande donc de placer l’écran perpendiculaire aux fenêtres. On doit aussi placer l’écran de manière à ne pas voir la fenêtre ou encore les luminaires se refléter dans l’écran, ce qui rendrait aussi la lecture difficile.

positionnement d'un bureau par rapport aux fenêtres

Distribution des sources lumineuses d’un bureau1

MultiPrévention offre une formation sur le travail à l’écran

 1. Montreuil, Sylvie, Ergonomie, travail de bureau avec écran de visualisation : Guide de formation, Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail, Université Laval, 4e édition, 2008, 74 pages

Est-il préférable de travailler assis ou debout?

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Certains privilégient la posture assise pour le confort, alors que d’autres se sentent plus efficaces lorsqu’ils travaillent debout.

Les deux postures présentent des avantages et des inconvénients. Par exemple, la posture assise est l’occasion d’une moindre dépense d’énergie que la posture debout et est particulièrement adaptée au travail de précision. Par contre, elle se prête mal aux tâches qui nécessitent des efforts ou à la manipulation d’objets encombrants, contrairement à la posture debout.

Pour décider quelle posture on doit privilégier à un poste de travail donné, il faut tenir compte des conditions d’exécution et de la nature du travail. La fiche technique « Travailler assis ou debout? », disponible sur notre site internet, fournit un arbre de décision qui pourra vous aider.

Quant au Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), il indique à l’article 170 que des chaises ou des bancs doivent être mis à la disposition des travailleurs lorsque la nature de leur travail le permet.

Est-il toujours préférable d’abaisser la table de travail pour permettre au travailleur de garder les pieds au sol et ainsi éviter le recours à un appui-pieds?

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Si l’on pense à utiliser un appui-pieds, c’est souvent parce que l’on veut réduire la pression qui s’exerce sur l’arrière de la cuisse ou derrière le genou, lorsque les pieds ne peuvent pas prendre appui au sol. Il faut alors s’interroger sur la cause du problème.

Si la chaise ne peut s’abaisser suffisamment pour que la personne puisse poser ses pieds au sol, alors le recours à un appui-pieds (ou à une chaise plus ajustable) est recommandé. Il arrive cependant que la chaise puisse être abaissée suffisamment, mais qu’on ne le fait pas pour conserver un accès confortable au plan de travail. C’est dans ce cas qu’il peut être préférable d’abaisser la table. En effet, avoir les pieds au sol permet de varier la posture, alors que l’appui-pieds, de plus petites dimensions, impose des postures plus limitées. À quelle hauteur faut-il abaisser la table ? Suffisamment pour que la personne, en réglant la hauteur pour avoir un accès confortable au plan de travail (et cela dépend de la nature du travail tout autant que de ses dimensions corporelles), puisse déposer ses pieds confortablement sur le sol. Faire l’essai de différentes hauteurs avec une table ajustable est certainement le moyen le plus sûr de trouver la «bonne hauteur», qui tient compte de tous les facteurs.

Pour plus d’information, consultez les fiches : Êtes-vous bien assis et Optimiser la hauteur d’une table de travail

 

 

Entre un tapis anti-fatigue et une semelle anti-fatigue, lequel choisir?

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On a recours aux tapis et aux semelles anti-fatigue pour réduire la fatigue aux jambes et au dos lorsque l’on travaille debout.

L’efficacité de ces mesures pour réduire la fatigue est toute relative, c’est pourquoi aménager le travail pour permettre l’alternance entre la position debout et d’autres postures est de loin préférable et plus efficace. Voir à cet effet notre fiche technique Travailler assis ou debout.

On préférera un tapis quand les déplacements sont limités dans l’espace et les semelles si on doit couvrir une grande surface. Le tapis doit être bien adapté et résistant aux conditions auxquelles il peut être exposé (produits chimiques, passages de matériel roulant, présence de limaille ou de copeaux, etc.). Pour ce qui est des semelles, elles doivent être remplacées régulièrement.

Attention avant de cumuler ces deux mesures (semelles et tapis), on a vu des travailleurs ressentir davantage de fatigue dans ces conditions, en raison d’un soutien trop «moelleux» qui augmentait l’effort requis pour se tenir debout.

La rotation des postes de travail est-elle une solution efficace pour contrer le développement des troubles musculosquelettiques?

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Elle peut l’être, à certaines conditions.

Les troubles musculosquelettiques (TMS) surviennent quand certaines structures (tendons, articulations, etc.) sont sursollicitées. La rotation peut être utile pour prévenir les TMS, dans la mesure où elle permet de «changer le mal de place» et d’ainsi alléger la sollicitation des structures qui sont menacées.

Il faut donc que les tâches inclues dans la rotation soient suffisamment variées pour ne pas solliciter les mêmes groupes musculaires, les mêmes articulations.

La rotation impose de se familiariser avec plusieurs tâches. Si les tâches sont relativement complexes et qu’un temps d’ajustement significatif est requis, il faut que la durée du séjour au poste complexe soit accrue, ce qui réduit l’impact de la rotation pour alléger la charge de travail des régions corporelles sollicitées.

Puisque plusieurs personnes se relaient au même poste de travail, il faut que chacun puisse s’y installer confortablement. Le poste doit donc offrir des possibilités d’ajustement bien pensées (emplacement des outils, des fournitures, ajustement de l’éclairage, de la hauteur de la table, etc.) pour tenir compte des particularités et des habitudes de chacun (gaucher, taille, poids, expérience, acuité visuelle, etc.)

Qu'est-ce qu'un TMS?

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TMS est l’acronyme utilisé pour désigner les Troubles Musculo-Squelettiques.

Les TMS peuvent apparaître sous diverses formes (ex : inconfort, malaise persistant, engourdissement ou encore douleur dans la région d’une articulation) avant de d’évoluer en lésions(les fameuses lésions en « ite »). Dans le secteur manufacturier, les TMS affectent principalement les membres supérieurs et le dos.

MultiPrévention vous offre un service d’expertise en ergonomie pour vous aider dans votre démarche de prévention des TMS.

L’arrêt d’urgence est-il requis sur la boîte de commande d’un palan?

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Non. 

Il n’y a pas d’obligation légale dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) concernant la présence d’un bouton d’arrêt d’urgence sur la boîte de commande d’un palan.

Le RSST, article 254, demande que la conception des ponts roulants soit conforme à la norme ACNOR B167-1964, Ponts roulants électriques pour usage général. Le domaine d’application de cette norme ne s’applique pas aux grues à poutre unique, c’est-à-dire aux palans et aux potences sur colonne.

Toutefois, un bouton d’arrêt est requis sur les ponts roulants, lequel a pour fonction de couper l’alimentation électrique de l’appareil de levage (ACNOR B167-1964, article 6.9  Contacteur principal). Ce contacteur doit être commandé par un bouton-poussoir, à arrêt et à réenclenchement, installé à proximité des commandes du pont roulant. Il se trouve sur la boîte pendante ou sur la télécommande du pont roulant. Aussi, il est conseillé de l’activer lorsqu’on a terminé d’utiliser l’appareil de levage.

Comment choisir des chaussures de sécurité?

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Les chaussures de sécurité doivent rencontrer les spécifications de la norme canadienne CSA Z195-M92. Les symboles ci-dessous se retrouvent sur les chaussures normalisées et peuvent vous aider à identifier quelles chaussures vous protégeront contre les risques présents dans votre milieu de travail.

chaussures de sécurité, pictogramme triangle vert Triangle vert indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistante aux perforations et d’un embout protecteur de classe 1 (pouvant résister à des chocs d’au plus 92.2 lbs/pi). Convient pour les travaux industriels ou travaux lourds, y compris dans le secteur de la construction, exécutés en présence ou à l’aide d’objets pointus (ex.: clous).

chaussures de sécurité, pictogramme triangle jaune Triangle jaune indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistante aux perforations et d’un embout protecteur de classe 2 (pouvant résister à des chocs d’au plus 66.4 lbs/pi). Convient pour les travaux industriels légers exigeant la protection des orteils et la résistance aux perforations.

chaussures de sécurité, pictogramme lettre Omega Rectangle blanc orné de la lettre grecque oméga, de couleur orange, indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistant aux chocs électriques. Convient pour les travaux industriels exposant le travailleur à un contact accidentel avec un conducteur électrique sous tension. (MISE EN GARDE : L’humidité et l’usure réduisent considérablement la résistance aux chocs électriques).

chaussures de sécurité, pictogramme SD Les chaussures à semelle antistatique sont fabriquées de manière à dissiper les charges électrostatiques vers le sol. Elles sont recommandées dans tout milieu industriel où des charges électrostatiques peuvent poser des risques pour les travailleurs ou l’équipement.

On peut aussi retenir d’autres caractéristiques pour les chaussures, selon les conditions du travail:

• Semelles antidérapantes pour les surfaces glissantes;

• Semelles munie d’un talon s’il faut grimper souvent des échelons;

• Protection du métatarse (dessus du pied, entre les orteils et la cheville) lorsque le travailleur doit manipuler des objets lourds.

Pour un maximum de confort, on recommande de laisser suffisamment d’espace entre l’embout d’acier de la chaussure et les orteils (environ 12,5 mm ou ½ pouce). De plus, si vous insérez des semelles anti-fatigue ou des prothèses orthopédiques, il vaut mieux en faire l’essai avec les chaussures avant l’achat.

Le travail debout sur un sol de béton contribue à la fatigue des jambes et du dos. Lorsque le recours aux tapis amortisseurs n’est pas envisageable, on peut réduire ce facteur de risque en incluant des critères de sélections visant le confort pour les chaussures de sécurité, par exemple une semelle amortissante, l’absence de plaque antiperforation, etc. 

Les fiches du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) Chaussures de protection et Chaussures – Grille d’évaluation offrent un complément d’information sur les caractéristiques des chaussures de sécurité.

 

Le port de la ceinture lombaire est-il un moyen efficace de prévention des maux de dos?

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Plusieurs organismes se sont prononcés sur le sujet. Voici un résumé de leurs conclusions :

  • Aucune étude scientifique ne démontre que l’utilisation des ceintures lombaire soit un moyen de prévention efficace des blessures au dos.

Le port de la ceinture lombaire peut être source de problèmes :

  1. à la longue les muscles abdominaux peuvent s’affaiblir et augmenter les risques de blessures au dos si on cesse de la porter;
  2. les travailleurs peuvent avoir l’impression d’être protégés et les amener à prendre des risques accrus;
  3. empêche d’entreprendre des interventions visant à réduire le risque à la source.
  • L’utilisation de la ceinture n’est pas recommandée pour les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires, car fait augmenter la tension artérielle, diminuer la capacité respiratoire et accélérer la fréquence cardiaque.
  • La ceinture lombaire trouve davantage son utilité dans un contexte de réadaptation, mais sous recommandation d’un médecin et avec un suivi médical. Il faut demeurer prudent puisque certaines personnes peuvent des problèmes cardiovasculaires sans le savoir.

L'éclairage en entreprise est-il réglementé?

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Oui. L’éclairage en entreprise est réglementé.

Au Québec

Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST, art.125) stipule que tout établissement doit être pourvu d’éclairage naturel ou artificiel dont l’intensité est fonction de la nature du travail exécuté dans tout poste de travail ou de la nature des lieux où des travailleurs circulent, de manière à fournir les niveaux d’éclairement requis selon l’annexe VI du RSST.

Au Canada

Le Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail (art. 6.7 et 6.11) spécifie les niveaux d’éclairement minimal à respecter en fonction de l’endroit et la nature du travail à exécuter. Quoique le règlement canadien s’applique aux entreprises de juridiction fédérale, il offre plus de précisions sur les niveaux d’éclairement que le RSST.

La norme européenne EN 12464-1 : Éclairage des lieux de travail- Partie 1 : Lieux de travail intérieurs comporte des exigences en matière d’éclairage spécifiques à des activités en électricité et électronique, en imprimerie, en mécanique (soudage, usinage) et textile.

Coronavirus, influenza, quelles sont les précautions à prendre en cas de pandémie ?

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Coronavirus (COVID-19) – Mars 2020 – Références

Date d’ajout Type d’information Source
15 mars 2020 Stress et anxiété reliés au coronavirus (fiche d’information) Ministère de la Santé et des Services Sociaux
15 mars 2020 Concernant le volet Santé et sécurité du travail (Foire aux questions) CNESST
14 mars 2020 Mesures prises par le gouvernement du Québec – état de situation Gouvernement du Québec
10 mars 2020 Trousse générale Gouvernement du Québec
4 mars 2020 Veilles informationnelles – mises à jour régulièrement ASSTSAS
ASPSAM

Influenza

Grippe AH1N1, SRAS, grippe aviaire et autres virus font partie de notre actualité. L’incidence d’une pandémie pourrait avoir des conséquences catastrophiques tant au niveau humain qu’économique.

C’est pour cela qu’il vaut mieux prévenir en ayant en place les ressources et en identifiant les actions prendre.

Plusieurs organismes gouvernementaux proposent des outils d’information et des ressources pour aider les entreprises à planifier en prévision de situations d’urgence liées aux manifestations d’une pandémie de grippe.

Voici les principaux sites d’intérêt :

Révisée le 27 janvier 2020

Combien de sorties de secours doit-on retrouver dans un établissement?

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La Règlement sur la sécurité dans les édifices publics mentionne à l’article 8 que :

Il doit être possible à toute personne, à partir d’une aire de plancher ou d’une partie d’aire de plancher, d’aller dans des directions différentes vers une des issues séparées desservant cette aire de plancher.

Aucune issue ne doit servir de plénum.

Une issue doit être séparée du reste de l’aire de plancher par une séparation coupe-feu ayant un degré de résistance au feu d’au moins 3/4 d’heure pour les bâtiments dont la hauteur est de 3 étages ou moins et d’une heure pour les autres bâtiments.

Les séparations coupe-feu d’une issue ne peuvent comprendre d’autres ouvertures que des portes d’issue et des passages de canalisation d’incendie.

Un moyen de sortie ajouté après le 21 février 1991 doit être conforme aux dispositions du Règlement sur l’application d’un Code du bâtiment-1985 (chapitre S-2.1, r. 0.1).

Pour sa part. l’article 11 mentionne le nombre d’issues :

Une aire de plancher doit être desservie par au moins 2 issues. Toutefois, une aire de plancher située à au plus un étage au-dessus ou en dessous du rez-de-chaussée peut être desservie par une seule issue à condition que:

a) la superficie ne dépasse pas 230 m2;
b) la charge d’occupants ne dépasse pas 60;
c) l’issue conduise directement à l’extérieur;
d) la distance pour atteindre l’issue ne dépasse pas 15 m.

3. Le nombre total d’unités de largeur ne doit pas être réduit de plus de 50% si l’une des issues devient inaccessible en cas d’urgence.

4. Au moins 2 moyens de sortie doivent être prévus pour :

a) toute partie d’aire de plancher et toute mezzanine destinée à recevoir plus de 60 personnes;
b) toute partie d’aire de plancher supérieure à 120 m2 dans un édifice de construction incombustible et supérieure à 100 m2 dans les autres cas;

e) toute chambre abritant des machines fixes où une surveillance constante est requise; une échelle ou un escalier de métal conduisant directement à un passage public ou un espace ouvert accédant à un passage public ou un espace ouvert approuvé, et ce, par l’intermédiaire d’une trappe, peut être considérée comme l’équivalent d’un moyen de sortie;
f) toute partie d’aire de plancher abritant des substances dangereuses, explosives, inflammables ou toxiques, à cause des risques provenant de la nature, de la quantité, de l’aménagement et de la protection de ces substances.

5. Dans un lieu de rassemblement public, un escalier desservant un balcon au-dessus du premier balcon doit être indépendant des autres escaliers et enceint d’une séparation coupe-feu.

Existe-t-il une réglementation concernant le poids maximal que l’on peut soulever?

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Non.

Au Québec, le Règlement sur la santé et la sécurité du travail ne précise pas la charge maximale que l’on peut soulever.

Cependant, à la section XX, on note quelques principes entourant la manipulation et le transport du matériel. Ils sont toutefois généraux. Par exemple, à l’article 166, on mentionne, entre autres, que lorsque le déplacement manuel de charges ou de personnes compromet la sécurité du travailleur, des appareils mécaniques doivent être mis à la disposition de celui-ci.

On retrouve certaines recommandations de levage dans le NIOSH lifting guide. L’équation du NIOSH permet de déterminer un poids limite en fonction des caractéristiques de levage (posture, distance de déplacement, qualité de la prise et symétrie de la charge) et de calculer les indices de levage afin d’évaluer le risque de développer des troubles musculosquelettiques (ex. négligeable, à améliorer, inacceptable).

Pour en connaître plus sur les principes de sécurité à respecter lors du soulèvement des objets lourds, vous pouvez consulter notre fiche d’information « Que faire quand l’objet à manutentionner est trop lourd ?” Ainsi que les documents suivants : Applications Manual for the Revised NIOSH Lifting Equation et tables de Snook et Ciriello, le site Web de l’IRSST consacré à la manutention et ISO 11228-1 (2003).

Consulter aussi cette référence disponible en anglais.

Nous sommes en train d'aménager un poste de travail dans l’usine; devrions-nous choisir des chaises ou des bancs?

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Pour répondre à cette question, il faudrait d’abord voir les lieux et la nature du travail qui sera réalisé. C’est un exercice qui peut être fait en impliquant les personnes concernées. Consultez à cet effet notre fiche « Travailler assis ou debout ? »

L’article 170 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail précise, dans la section XX consacrée à l’ergonomie, que des chaises ou des bancs doivent être mis à la disposition des travailleurs lorsque la nature de leur travail le permet.

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