Foire aux questions

Équipements de protection individuelle

Comment choisir des chaussures de sécurité?

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Les chaussures de sécurité doivent rencontrer les spécifications de la norme canadienne CSA Z195-M92. Les symboles ci-dessous se retrouvent sur les chaussures normalisées et peuvent vous aider à identifier quelles chaussures vous protégeront contre les risques présents dans votre milieu de travail.

chaussures de sécurité, pictogramme triangle vert Triangle vert indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistante aux perforations et d’un embout protecteur de classe 1 (pouvant résister à des chocs d’au plus 92.2 lbs/pi). Convient pour les travaux industriels ou travaux lourds, y compris dans le secteur de la construction, exécutés en présence ou à l’aide d’objets pointus (ex.: clous).

chaussures de sécurité, pictogramme triangle jaune Triangle jaune indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistante aux perforations et d’un embout protecteur de classe 2 (pouvant résister à des chocs d’au plus 66.4 lbs/pi). Convient pour les travaux industriels légers exigeant la protection des orteils et la résistance aux perforations.

chaussures de sécurité, pictogramme lettre Omega Rectangle blanc orné de la lettre grecque oméga, de couleur orange, indiquant que la chaussure est munie d’une semelle résistant aux chocs électriques. Convient pour les travaux industriels exposant le travailleur à un contact accidentel avec un conducteur électrique sous tension. (MISE EN GARDE : L’humidité et l’usure réduisent considérablement la résistance aux chocs électriques).

chaussures de sécurité, pictogramme SD Les chaussures à semelle antistatique sont fabriquées de manière à dissiper les charges électrostatiques vers le sol. Elles sont recommandées dans tout milieu industriel où des charges électrostatiques peuvent poser des risques pour les travailleurs ou l’équipement.

On peut aussi retenir d’autres caractéristiques pour les chaussures, selon les conditions du travail:

• Semelles antidérapantes pour les surfaces glissantes;

• Semelles munie d’un talon s’il faut grimper souvent des échelons;

• Protection du métatarse (dessus du pied, entre les orteils et la cheville) lorsque le travailleur doit manipuler des objets lourds.

Pour un maximum de confort, on recommande de laisser suffisamment d’espace entre l’embout d’acier de la chaussure et les orteils (environ 12,5 mm ou ½ pouce). De plus, si vous insérez des semelles anti-fatigue ou des prothèses orthopédiques, il vaut mieux en faire l’essai avec les chaussures avant l’achat.

Le travail debout sur un sol de béton contribue à la fatigue des jambes et du dos. Lorsque le recours aux tapis amortisseurs n’est pas envisageable, on peut réduire ce facteur de risque en incluant des critères de sélections visant le confort pour les chaussures de sécurité, par exemple une semelle amortissante, l’absence de plaque antiperforation, etc. 

Les fiches du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) Chaussures de protection et Chaussures – Grille d’évaluation offrent un complément d’information sur les caractéristiques des chaussures de sécurité.

 

Qui doit fournir les chaussures de sécurité?

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L’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail prévoit que l’employeur doit fournir gratuitement au travailleur tous les moyens et équipements de protection individuels requis pour son travail, ce qui inclus les chaussures de sécurité. L’employeur peut remplir cette obligation en fournissant les équipements ou en attribuant un montant pour l’achat.

Le port de chaussures de sécurité est-il obligatoire?

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Oui, s’il y a risque de blessure au pied. L’article 344 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) précise que le port de chaussures de protection conformes à la norme Chaussures de protection, CAN/CSA-Z195-02 est obligatoire pour tout travailleur exposé à se blesser les pieds dans les cas suivants :

1° par perforation ;

2° par un choc électrique ;

3° par l’accumulation de charges électrostatiques ;

4° à la suite de la chute d’objets lourds, brûlants ou tranchants ;

5° par contact avec du métal en fusion ;

6° par contact avec des matières dangereuses qui sont sous forme liquide et à des températures intenses ;

7° par contact avec des matières dangereuses qui sont corrosives ;

8° lors d’autres travaux dangereux.

L’employeur doit-il fournir des lunettes de sécurité avec prescription aux employés ayant déjà des lunettes de prescription?

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Selon la Loi sur la santé et sécurité au travail (article 51,11), l’employeur doit fournir gratuitement tous les moyens et équipements de protection individuels choisis par le comité SST ou exigés par règlement. L’article 343 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) exige le port des lunettes de sécurité pour tout travailleur exposé à un danger pouvant occasionner une lésion aux yeux; ces lunettes doivent être conformes à la norme CSA Z94.3-07: Protecteurs oculaires et faciaux.

Par ailleurs, la norme Z94.3.1-09 : Sélection, utilisation et entretien des lunettes de protection recommande le port de lunettes de protection à lentilles correctrices pour les travailleurs qui doivent porter des verres correcteurs et qui sont exposés à des blessures de l’oeil de façon régulière. Selon la même norme : les protecteurs à porter «par-dessus des lunettes» (protecteurs surdimensionnés conçus pour cela) devraient être portés uniquement par des travailleurs et des visiteurs qui nécessitent une protection occasionnelle (c’est-à-dire qui ne sont normalement pas exposés à des dangers relatifs aux yeux).

Les casques de sécurité ont-ils une durée de vie?

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Non.

La norme CSA-Z94.1 n’impose pas une durée de vie pour les casques de sécurité. Il est toutefois recommandé dans cette norme de détruire les casques qui ont subi des chocs violents car le choc peut avoir grandement réduit la protection offerte. Si la calotte ou la doublure est craquelée, bosselée ou percée ou si la coiffe comporte des fils déchirés ou cassés, le casque devrait être détruit ou les parties endommagées remplacées par des pièces identiques provenant du fabricant. Le casque de sécurité doit être porté et entretenu conformément aux instructions du fabricant, et être réparé ou remplacé s’il est défectueux.

Que faut-il savoir sur les appareils de protection respiratoire ?

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Selon le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), un équipement de protection respiratoire doit être conçu pour offrir une protection à l’égard du danger auquel est exposé le travailleur. Assurément, il doit être tenu en état de fonctionner et être entreposé dans un endroit propre.

 

Le travailleur a la responsabilité d’inspecter son masque et de le désinfecter avant chaque utilisation. De plus, il est important que l’étanchéité soit parfaite entre la pièce faciale et le visage. Il est donc nécessaire qu’il n’y ait pas de pilosité entre le masque et le visage. Donc, la barbe doit être rasée de près pour empêcher les contaminants de passer. La façon de vérifier l’ajustement de votre masque est de faire un essai d’ajustement, communément appelé le « fit test ». Ce dernier est fait au moment du choix initial de l’équipement, lors d’une perte ou d’un gain important de poids ou minimalement aux deux ans.

 

Du côté de l’employeur, il a l’obligation légale de mettre en place un programme de protection respiratoire. Ce dernier assurera que les bons équipements ont été sélectionnés et que l’encadrement nécessaire à une utilisation sécuritaire des protections respiratoires est en place. Il ne peut simplement faire la distribution de protection respiratoire sans l’encadrer.

 

L’employé et l’employeur ont leurs responsabilités respectives quant à l’utilisation d’un masque de protection respiratoire, il importe avant tout de s’assurer que chacun en comprenne parfaitement son usage.

Harnais de sécurité

À quelle fréquence doit-on inspecter un harnais de sécurité?

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Une fois par an ou plus, selon la norme CSA Z259.10-M90(06) Harnais de sécurité.

Cette norme est d’application obligatoire selon le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST). Elle recommande une inspection visuelle avant chaque utilisation et une fois par année par une personne qualifiée possédant les compétences nécessaires. Toutefois, l’inspection peut-être plus fréquente si l’on tient compte des facteurs environnementaux comme l’exposition du harnais à des matières dangereuses ou des travaux de soudure par exemple. Il est requis d’inscrire cette inspection dans un registre.

De plus, il est souhaitable de suivre les recommandations du fabricant de votre harnais. La fréquence d’inspection recommandée varie d’un fabricant à l’autre. Certains fabricants recommandent jusqu’à 4 inspections annuelles.

Quand doit-on cesser d’utiliser un harnais de sécurité?

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Selon la norme CSA Z259.10-M90 Harnais de sécurité, on devrait cesser d’utiliser un harnais de sécurité:

  • s’il a déjà servi à arrêter une chute ou encore si l’indicateur de chute du harnais s’est activé;
  • selon les recommandations du fabricant;
  • suite à une inspection effectuée par une personne qualifiée qui observe des anomalies sur le harnais;
  • lors de tout doute sur la fiabilité du harnais.

Il n’existe aucune norme concernant la durée de vie d’un harnais. Cependant, certains fabricants proposent une durée de vie de 5 ans pour leurs harnais.

Le harnais de sécurité est-il obligatoire lorsqu'on utilise une plate-forme élévatrice?

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Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail mentionne, à l’article 264 que le port d’un harnais de sécurité est obligatoire pour tout travailleur qui prend place dans la nacelle d’un engin élévateur, sauf si le travailleur est protégé par un autre dispositif lui assurant une sécurité équivalente.

 

On y décrit l’engin élévateur à nacelle ainsi : tout engin à bras articulé ou télescopique, conçu pour être monté sur un véhicule porteur et utilisé pour hisser, à l’aide d’une nacelle, des travailleurs et des matériaux sur les lieux de travail.

 

Il n’y a pas d’indication, dans le Règlement, à l’effet que le port du harnais est obligatoire dans une plate-forme élévatrice à ciseaux.

 

En vue d’assurer la sécurité des travailleurs, il faut que les 3 conditions suivantes soient respectées :

 

  • les pieds (talons) du travailleur ne quittent jamais le plancher de la plate-forme.
  • Le travail à faire se fait toujours au-dessus de la plate-forme.
  • l’absence d’effet de coup de fouet est garantie par le fabricant (contre-coup qui pourrait vous projeter hors de la plate-forme).

 

Il importe toutefois de mentionner que les plates-formes fabriquées récemment disposent d’un point d’ancrage pour fixer le harnais afin de permettre aux travailleurs de rester à l’intérieur de l’habitacle de la plate-forme pendant les travaux. Les travailleurs sont ainsi protégés de l’expulsion de la plate-forme advenant un mauvais fonctionnement du ciseau tout en étant protégé des risques de chutes pendant l’exécution des travaux.

 

MultiPrévention recommande le port du harnais lorsqu’on utilise une plate-forme élévatrice, peu importe le type d’équipement.

Doit-on utiliser un harnais de sécurité lorsqu'on travaille à partir d’une échelle?

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Oui, si le travail s’effectue à plus de 3 mètres dans l’échelle. Il est à noter que l’utilisation d’une échelle ou d’un escabeau comme poste de travail n’est permise que pour des travaux de courte durée1.

Une échelle est d’abord un moyen d’accès. Lorsque les travailleurs ne peuvent exécuter leurs travaux du sol ou d’une surface solide, on devrait préconiser l’utilisation d’échafaudages ou d’appareils conçus et construits pour le levage des personnes (RSST, article 32).

  1. Travaux de courte durée : selon l’article 3.9.1 du Code de sécurité pour les travaux de construction, l’utilisation d’échelles est permise pour des travaux de moins d’une heure.
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