MULTIPRÉVENTION ASP

Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail des secteurs : métal, électrique, habillement et imprimerie

Foire aux questions

Chariot élévateur

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La formation des caristes doit-elle être renouvelée après un certain nombre d'années?

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Non

Il n’existe aucune disposition dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) qui indique que la formation des caristes devrait être renouvelée après une certaine période de temps. Cependant, la norme ASME B 56.1 (1993-A. 1995) « Norme de sécurité concernant les chariots élévateurs à petite et à grande levée », citée dans le Règlement, précise à l’article 4.19.5 que l’employeur doit évaluer l’habileté et les connaissances du cariste. Aussi, le cariste doit suivre des cours de perfectionnement dans les cas suivants : acquisition d’un nouvel équipement, modifications apportées à l’équipement actuel, nouvelles conditions d’utilisation ou de performances insuffisantes.

Dans un même ordre d’idée, la norme CSA B 335-04 « Norme de sécurité sur les chariots élévateurs » suggère une mise à jour des connaissances du cariste au moins tous les 3 ans par des évaluations à mi-parcours et des perfectionnements, notamment lors de changements dans la situation de travail ou lorsqu’on a repéré des lacunes dans les compétences ou les connaissances. Il est à noter que cette norme sert de référence et ne fait pas force de Loi, à moins qu’elle ne soit recommandée par un inspecteur de la CNESST.

En quoi consiste l'obligation de formation des caristes?

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Depuis le 4 janvier 2007, l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) indique qu’un chariot élévateur doit être utilisé uniquement par un cariste ayant reçu une formation théorique et pratique.

La formation théorique:

Celle-ci devra porter notamment sur :

• les notions de base relatives aux chariots élévateurs;

• le milieu de travail et ses incidences sur la conduite d’un chariot élévateur;

• la conduite d’un chariot élévateur;

• les règles et mesures de sécurité.

La formation pratique:

Celle-ci doit être effectuée sous la supervision d’un instructeur et porter sur les activités liées au chariot élévateur telles :

• le démarrage;

• le déplacement et l’arrêt;

• la manutention de charges;

• toute autre manoeuvre nécessaire à la conduite d’un chariot élévateur.

Cette formation doit être réalisée dans un premier temps, si possible, à l’extérieur de la zone réservée aux opérations courantes et doit être ensuite complétée dans la zone habituelle de travail. Elle doit comprendre les directives sur l’environnement de travail, les conditions spécifiques à celui-ci ainsi que le type de chariot élévateur qu’utilisera le cariste.

L’instructeur:

L’instructeur est défini dans le Règlement comme étant une personne chargée de la formation pratique et de la communication des connaissances théoriques nécessaires à l’acquisition de la compétence professionnelle. Cette tâche peut être confiée à un opérateur d’expérience qui possède une bonne crédibilité dans le milieu, des habiletés à communiquer et qui manifeste un intérêt à partager son savoir-faire et son expérience. Il devra être prêt à questionner ses propres pratiques, à respecter les règles et pratiques sécuritaires et à approfondir sa connaissance. En effet, il n’est pas nécessaire de retenir les services d’un formateur externe «accrédité», puisque la CNESST n’accrédite aucun formateur ou organisme, mis à part pour la formation des secouristes.

Suite à la formation, une attestation, un certificat ou un registre de présence indiquant le nom du participant devrait être conservé en filière.

Certaines compagnies spécialisées en formation émettent des certificats d’opérateur. Les entreprises peuvent également choisir d’émettre des attestations ou des certificats maisons, si la formation a été dispensée par un instructeur interne. Les deux options offrent la même valeur, à la condition que le contenu soit structuré et respecte les exigences du RSST. 

Communiquez avec votre conseiller de MultiPrévention pour connaître notre offre de formation et de coaching.

Pourquoi doit-on éteindre le chargeur à batterie avant de débrancher ou de brancher la batterie d'un chariot élévateur?

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Il peut y avoir un faible dégagement d’hydrogène durant la recharge de batteries principalement en condition de surcharge ou à la fin du cycle de charge. Le branchement ou le débranchement de la batterie pendant que le chargeur est en fonction peut produire une étincelle et provoquer un incendie si la concentration d’hydrogène est assez importante et que la ventilation est insuffisante.

Pour prévenir le risque d’incendie, il faut ventiler l’aire de recharge, maintenir le couvercle du coffre à batterie ouvert pendant la recharge et toujours éteindre le chargeur à batterie avant d’effectuer le branchement ou le débranchement de la batterie.

Pour plus d’information, consultez notre fiche technique : « Contrôler les émanations des batteries de chariots élévateurs« .

Lors de la conduite d'un chariot élévateur, le port de la ceinture de sécurité est-il obligatoire?

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Oui

Depuis le 4 janvier 2008, il y a de nouvelles dispositions dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) concernant le port obligatoire de la ceinture de sécurité ou autres systèmes de retenue. L’article 256.1 indique que tout chariot élévateur à conducteur assis, peu importe l’année de fabrication, doit être muni d’un dispositif de retenue, tels une ceinture de sécurité, des portes grillagées, une cabine fermée, un siège enrobant ou à oreilles, afin d’éviter que le cariste ne soit écrasé par la structure du chariot élévateur en cas de renversement. Le dispositif devra être maintenu en bon état et utilisé.

Il est à noter que le siège enrobant ou le siège à oreilles utilisé seul ne peut garantir que le cariste ne soit éjecté en cas de renversement. C’est pourquoi les fabricants de ces sièges recommandent leur utilisation en conjonction avec la ceinture de sécurité. De plus, la CSST exige que les sièges soient utilisés selon les prescriptions du fabricant.

Que dois-je faire s’il n'y a pas de ceinture de sécurité sur le siège de mon chariot élévateur?

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Pour l’installation d’une ceinture :

-S’il n’y a jamais eu de ceinture de sécurité sur le chariot, il faut communiquer avec le fabricant pour en faire l’installation. Il s’agit ici d’une modification.

-Si la ceinture est défectueuse ou a été coupée par exemple, la réparation peut être faite par le service d’entretien de l’entreprise. Il s’agit ici d’une réparation.

Pour l’installation d’un siège ayant une ceinture :

-S’il s’agit de remplacer le siège par un autre, le siège doit être installé avec le même système de fixation que le siège d’origine et offrir une sécurité équivalente. Le remplacement  peut se faire par le service d’entretien de l’entreprise. Il s’agit ici d’une réparation.

-S’il s’agit de remplacer le siège par un autre qui n’est pas semblable (un siège plus gros par exemple), et que le système de fixation ne correspond pas à celui du siège d’origine, il faut faire appel au fabricant pour l’installation. Il s’agit ici d’une modification.

Pour agir selon les règles de l’art, toute modification sur un chariot élévateur doit être approuvée par le fabricant.

Le conducteur doit-il être attaché sur un chariot à poste de conduite élevable à grande levée?

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Oui

Selon l’article 261 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), le levage d’un travailleur à l’aide d’un chariot élévateur doit s’effectuer conformément à la norme ASME B56.1 (1993-A. 1995) Norme de sécurité concernant les chariots élévateurs à petite levée et à grande levée. De plus, chaque travailleur doit porter un harnais de sécurité conforme aux articles 347 et 348 du RSST.

Est-ce qu'un chariot élévateur doit être équipé d'un avertisseur sonore de recul?

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Selon l’article 256 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), un chariot élévateur fabriqué à compter de 2001 doit être conforme à la norme ASME B 56.1 – 1993 qui indique aux articles 4.15.1 et 4.15.2 qu’un chariot doit être équipé d’un klaxon, d’un sifflet, d’un timbre avertisseur ou d’un dispositif sonore, actionné par le conducteur.

C’est l’utilisateur (l’employeur) qui doit déterminer s’il faut ajouter des avertisseurs sonores ou visuels tels que des avertisseurs de recul, des lumières, des clignotants, etc. Les résultats de l’analyse des risques dans l’environnement de travail réalisée par l’employeur, conjointement avec le comité de santé et de sécurité, détermineront si un chariot élévateur doit être muni d’un avertisseur sonore de recul et en fonctionnement constant.

Peut-on utiliser un téléphone cellulaire en conduisant un chariot élévateur?

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Il n’existe pas de réglementation au Québec interdisant l’utilisation d’un téléphone cellulaire lorsqu’on opère un chariot élévateur. La loi 42 qui interdit l’utilisation du téléphone cellulaire tenu en main en voiture ne s’applique pas en milieu industriel. Il revient à l’employeur d’établir les règles d’utilisation d’un téléphone cellulaire (d’une radio CB ou de tout autre dispositif de communication).

Le cariste ou conducteur de chariot élévateur qui utilise un téléphone cellulaire en opérant le chariot est soumis à des distractions. Les risques de commettre une fausse manoeuvre, de heurter une personne, du matériel fixe ou des palettiers sont accrus. C’est pourquoi  les employeurs devraient permettre l’utilisation du téléphone seulement lorsque l’opérateur a immobilisé son chariot, abaissé les fourches, coupé le moteur et engagé le frein de stationnement.

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